Désagrément de saison
Une piqûre de moustique… Vous trouverez certainement plus de personnes qui vous diront qu’elles les attirent que de menteurs qui assureront n’en avoir jamais subie. Au départ, c’est une minuscule fulgurance qui vous interrompt au milieu d’une phrase, ou au moment le plus palpitant d’un film, et la douleur vient plus de la gifle que vous vous assénez que de la prouesse approximative d’un insecte minuscule qui a bravé l’espace pour viser votre bras, votre cuisse ou votre joue.
Puis vient rapidement la démangeaison, aggravée par le grattage, jusqu’à ce que vous ayez assez de volonté pour aller chercher la bouteille de vinaigre pour les uns, la pommade pour les autres, la première application étant douloureuse du fait des griffures que vous n’avez pas hésité à vous infliger.
Personnellement, j’opte pour le rond au stylo-bille autour du point d’inflammation. Si la méthode est sujette à caution, elle a le mérite de détourner un moment l’attention de l’objet même qui l’a nécessitée. Comme une piqûre en appelle une autre, vous courez le risque de vous transformer en dalmatien.
A noter que, pendant ce temps, vous avez perdu le fil de la conversation dans un cas, et le film est terminé, sans que vous en connaissiez la fin, dans l’autre cas.
(photo de Heimi Heiner)