Lune
Continuons donc cette semaine de la poésie avec cette petite pièce écrite par Federico Garcia Lorca :

La lune vint à la forge
Avec ses volants de nards.
L'enfant, les yeux grands ouverts,
La regarde, la regarde.
Dans la brise qui s'émeut
La lune bouge les bras,
Dévoilant, lascive et pure,
Ses seins blancs de dur métal.
Va-t'en lune, lune, lune,
Si les gitans arrivaient,
Ils feraient avec ton coeur
Bagues blanches et colliers.
Enfant, laisse-moi danser
Quand viendront les cavaliers,
Ils te verront sur l'enclume
Etendu, les yeux fermés.
Va-t'en lune, lune, lune,
Je les entends chevaucher.
Enfant, laisse-moi, tu froisses
Ma blondeur amidonnée.
Pour l'anecdote, je raconterai que j'ai découvert Garcia Lorca en 1972, en assistant à la première représentation de sa pièce puissante et dure, magnifique, "La maison de Bernarda", à Reims, où je vivais.
Le metteur en scène était le nouveau directeur de la Maison de la Culture de cette ville, il y avait créé une école de Théâtre; c'était un certain Robert Hossein, et la jeune première, éblouissante de fougue, de rage, une comédienne prometteuse de 16 ans, qui faisait là ses premiers pas sur scène, Isabelle Adjani.
J'ai le merveilleux souvenir d'avoir accompagné l'Attachée de Presse du Rectorat qui devait interroger Robert Hossein, d'avoir discuté de cette pièce avec lui et de celle qu'il projetait de monter ensuite.

La lune vint à la forge
Avec ses volants de nards.
L'enfant, les yeux grands ouverts,
La regarde, la regarde.
Dans la brise qui s'émeut
La lune bouge les bras,
Dévoilant, lascive et pure,
Ses seins blancs de dur métal.
Va-t'en lune, lune, lune,
Si les gitans arrivaient,
Ils feraient avec ton coeur
Bagues blanches et colliers.
Enfant, laisse-moi danser
Quand viendront les cavaliers,
Ils te verront sur l'enclume
Etendu, les yeux fermés.
Va-t'en lune, lune, lune,
Je les entends chevaucher.
Enfant, laisse-moi, tu froisses
Ma blondeur amidonnée.
Pour l'anecdote, je raconterai que j'ai découvert Garcia Lorca en 1972, en assistant à la première représentation de sa pièce puissante et dure, magnifique, "La maison de Bernarda", à Reims, où je vivais.
Le metteur en scène était le nouveau directeur de la Maison de la Culture de cette ville, il y avait créé une école de Théâtre; c'était un certain Robert Hossein, et la jeune première, éblouissante de fougue, de rage, une comédienne prometteuse de 16 ans, qui faisait là ses premiers pas sur scène, Isabelle Adjani.
J'ai le merveilleux souvenir d'avoir accompagné l'Attachée de Presse du Rectorat qui devait interroger Robert Hossein, d'avoir discuté de cette pièce avec lui et de celle qu'il projetait de monter ensuite.
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