Alerte

Publié le par GALET

     Pompiers La sirène se mit à hurler, tirant la petite ville de sa torpeur. Ben, le capitaine des pompiers, qui s’était assoupi après avoir ingurgité deux hot-dogs, vit s’envoler le rêve qu’il venait juste de commencer, et il se mit à brailler des ordres dont ses collègues, qui arrivaient en courant, n’avaient nul besoin.

     En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le camion sortit de la caserne sur les chapeaux de roues, pour arriver devant le drugstore où la panique était à son comble.

     Chuck, que la frayeur rendait muet, n’arrivait pas à expliquer ce qui se passait, et sa femme, prise de palpitations, ressemblait à une carpe sortie de l’eau.

      Quant à obtenir des informations de Jim, leur commis, cela relevait de l’utopie, ce garçon hésitant généralement entre sommeil et somnolence. A se demander pourquoi Chuck l’avait engagé !

      Aucune fumée, aucune odeur décelable, que se passait-il donc ?

     Madame Hopkins criait que, justement, c’était dans ces cas-là que c’était le plus grave. Les gens s’énervaient mutuellement, chacun y allant de son interprétation.

      Le silence se fit lorsque les hommes casqués ressortirent du magasin, affirmant qu’il n’y avait absolument rien qui justifie leur intervention.

      C’est alors que Ben vit, sur le trottoir d’en face, le petit Johnny en extase devant le gros camion rutilant, caressant les chromes d’une main et serrant son nounours contre son cœur de l’autre. Comme il s’approchait, l’enfant lui dit avec un grand sourire : « j’ai appuyé sur le bouton rouge pour voir si, en vrai, c’était pareil qu’à la télé ! C’est vachement chouette ! »

      Ben retint la démangeaison qui lui venait dans le pied droit. Il ébouriffa les cheveux du gamin, rappela ses hommes et rentra à la caserne continuer sa digestion.

                                        *


Simple exercice d'atelier. Les mots à inclure étaient : torpeur, somnolence, rêve, extase, utopie, panique, frayeur, palpitation, courir, brailler.

                                        *

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Publié dans L'atelier

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V
<br /> J'aime l'agitation que tu décris, l'attrait de l'"événement"...La carpe mdr.....En fait, le plus raisonnable c'est le petit garçon. VITA<br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> Hum... Oui... Tous les pyromanes ont été petits garçons !  <br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> très belle histoire moi aussi j'y ai cru tu aurais presque pu raconter la mienne !!!!<br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> La fiction, rien que la fiction, qui est toujours alimentée par le "vrai" !...<br /> <br /> <br /> <br />
Q
<br /> Eh bien... tu as mis en scène de fort belle manière, comme toujours, les mots imposés.<br /> <br /> J'y ai cru, tu sais... et je sais que j'aurais bien aimé être ce petit garçon pour ressentir sa joie, d'autant qu'il a échappé à la punition qu'il aurait bien méritée.<br /> <br /> Bravo, Galet !<br /> <br /> Bises et bonne journée.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> Les pyromanes commencent aussi comme çà !!! <br /> <br /> <br /> <br />