Hymne des malheureux

Vous les citadins,
Vous les gros bourgeois,
Vous qui avez du pain...
Donnez un peu de joie.
Vous ne connaissez pas
Cet enfant apeuré...
Peut-être qu'il a froid,
Peut-être faut-il l'aider ?
Laissez donc votre monde
Avide de préjugés,
Et suivez dans leur ronde
Les pauvres exilés.
Alors vous comprendrez
Ces gens, ces gueux,
Ces corps usés,
Ces ventres creux !
Rude écorce et coeur tendre
C'est l'hymne des malheureux.
11/9/1963 Galet
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