Ma Bohême

Publié le par GALET

Photo colorisée de Carjat

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal :
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !


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Publié dans Mon anthologie

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G
pourquoi s'est-il arrêté d'écrire, passée la trentaine ...
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G
<br /> <br /> En fait il a écrit la majeure partie de son oeuvre dans ses 20 premières années, et après sa rupture avec Verlaine, "l'homme aux semelles de vent" est parti courir le monde en faisant<br /> plusieurs métiers. Il est mort du cancer à 37 ans.<br /> <br /> <br /> <br />
K
Incommensurable talent...<br /> Ah ! Si j'en avais le dixième...<br /> <br /> Bonne journée...<br /> <br /> KLC
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Q
Merci... Je ne m'étonne pas de trouver ce poème dans ton anthologie. <br /> <br /> Bonne soirée, Galet.
Répondre
G
<br /> J'y mettrai de temps en temps d'abord ceux que j'ai appris et aimé (ou appris à aimer !)<br /> <br /> <br />