Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 23:27

... Je voudrais que tous mes rêves se réalisent !

 

   Malgré le grand vent qui souffle et hurle, il me semble entendre une grosse voix me tancer avec bonhommie : "Voyons, Galet, même si tu en as un peu l'âme, tu n'es plus une enfant ! Tu sais très bien que je ne suis qu'un prête-nom, et que c'est à toi de forger ton avenir. Et puis, si tu n'avais plus matière à rêver, que deviendrais-tu ? Regarde autour de toi, je trouve que tu n'es pas mal lotie..."

 

   C'est vrai, j'ai tout le nécessaire, et même un gros lot de superflu, contrairement à beaucoup. J'ai atteint un âge où le seul rêve qui vaille serait de revenir à avant-hier, quand il y a tant d'enfants qui n'ont que l'espoir improbable de demain.

 

   Foin de l'égoïsme ! Mais par où commencer ?

  Par joindre l'utile à l'agréable, par transformer des mots en bulles de joie, par accrocher son maillon à la chaîne de l'espoir qui est née de rencontres virtuelles ou réelles, par la construction d'une boîte si magique que la curiosité ne sera plus un défaut, et qu'à force d'être regardée, palpée, ouverte, elle en vienne à mettre le sourire du bonheur sur le masque du malheur.

 

   Voila un défi digne de Noël.

   Le bonhomme rouge, rassuré de me voir plus raisonnable, a mandaté le lutin postier qui est venu, hier matin, déposer chez moi le premier cadeau à mettre au pied du sapin :

 

  Boîtarêves

 

    Je savais que la chaîne était belle et forte ; elle a été ciselée par Quichottine et Solyzaan, entourées de beaucoup d'ami(e)s.

 

   A tous et toutes, merci.

Par GALET - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie - Publié dans : Coups de coeur
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 07:44

     Il fait froid, il fait encore nuit. Dehors, le vent décuple la force des gifles de la pluie. Un temps à rester sous la couette, ou devant sa cheminée, en regardant les flammes danser sur la panse fragile des verres...

http://www.youtube.com/watch_popup?v=XKRj-T4l-e8&vq=large

     Pendant ce temps, dans la forêt, sur les talus, les géants de bois essaient de repousser l'hiver.

Géant

Par GALET - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie - Publié dans : Coups de coeur
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 18:53

      Fan de Bécassine (contrairement à certains Bretons) et amoureuse de ma région, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ce pps reçu aujourd'hui, si j'ai correctement fait les choses ! Pourvu que ça marche...

Bréhat1

            http://www.ppsmania.fr/pps-voyages/france/pps-sur-lile-de-brehat.html

                                                                       *

Par GALET - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie - Publié dans : Coups de coeur
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 22:28

"Tu vois, ma puce : neuf mois qu’elle est morte, cette petite. Et rien ! Pas un indice pour serrer le fils de pute qui lui a fait çà… Oh, bien sûr, il y a la déposition de la boulangère, mais elle n’a même pas été capable de donner assez de détails pour monter un portrait-robot. Oui, je sais, je t’avais dit, à l’époque qu’il avait une grosse voiture, mais rappelle-toi : elle avait parlé d’une Mercedes, et au fil des questions, on s’est aperçu que tout ce qui dépassait la Twingo était une Mercedes pour Jeanne Thibauville. Et sur le catalogue qu’on lui a présenté, elle nous a montré au moins cinq véhicules qui, selon elle, correspondaient… Et puis elle s’est mise à pleurer en disant qu’on lui posait des questions comme si on pensait que c’était elle la coupable ! Même la Proc n’a pas pu en tirer plus. Et des grosses voitures sombres immatriculées à Paris, ça manque pas dans le coin, avec le Casino à côté. Alors tu parles si les gens font attention…

 

Et tu te souviens, je t’avais parlé de sa copine. Un beau brin de fille aussi ! Non, ma douce ! Je ne fais que regarder ! Et puis tu sais, quand je vois un p’tit lot comme ça, je peux pas m’empêcher de penser à toi quand je t’ai connue… Tu étais si belle. Tiens, tu continues à me chambouler le raisonnement ! Je disais donc que la petite Marie, non plus, ne nous a pas été d’un grand secours. Son amie ne lui avait parlé de rien de spécial, les études marchaient bien, les profs ont confirmé l’assiduité et la participation, les autres copains n’ont rien remarqué qui sorte de l’ordinaire, elle n’avait pas de petit ami attitré, jusque quelques flirts.

 

Les Pochard… Mais si ! Rappelle-toi… Elle gardait leurs mômes… Oui, eh ben, ils n’en disent que du bien. Jamais ils ne l’ont retrouvée devant la télé quand les gosses étaient couchés. Toujours le nez dans ses bouquins, à potasser. Elle aurait dû décrocher son Doctorat. Et toujours prête à rendre service d’après eux : faire quelques courses en venant, aider la maîtresse de maison quand ils recevaient, tout un tas de petits trucs qui soulagent, sans jamais rien demander en supplément. Mais Pochard m’a dit qu’ils l’invitaient souvent à leur table, que sa femme lui offrait parfois un  jean ou un sweat, pour la remercier. Dame ! Toute peine mérite salaire !

 

Non, il n’y a que cette blessure à la tête qui nous a fait ratisser tout le secteur de la Mouillère et passer sa piaule au peigne fin, sans résultat. On n’a trouvé aucune trace de céramique. Peut-être un tesson, dans le sable ? La zone a tellement été piétinée avant notre arrivée qu’il aura été enfoui. De toute façon, le toubib a dit que ce n’était pas un coup mortel. On n’est pas plus avancés.

 

Quoi ? Qu’est-ce que j’ai oublié ? Les piqûres ?... Allons ma Suzon, tu me connais, je n’oublie pas, je réfléchis lentement… Elle se dopait sans doute pour tenir le choc à la fac. Ils sont nombreux à le faire, malheureusement. C’était pas du trop violent, mais elle avait quand même pas mal de traces. La drogue qu’ils se refilent entre jeunes, tu sais bien qu’elle vient pas d’ici. En quarante ans de carrière, j’ai jamais vu les collègues faire une belle prise. Dommage pour certains qui l’auraient transformée en galons !

 

Non, tu sais mon cœur, je reste persuadé que cette pauvre gamine arrondissait simplement ses fins de semaines en se prostituant, mais personne ne connait personne quand tu abordes le sujet. Il suffit qu’elle ait été amenée à rencontrer quelques bourgeois en mal de divertissements dans une boîte, qui l’ont présentée à leurs connaissances, et voilà qui expliquerait le vieux monsieur à la grosse voiture. Ca ne sera ni la première ni la dernière à essayer l’argent facile, et elle n’avait personne ici pour lui faire la morale. Et puis elle était majeure et elle avait dû cesser de rêver depuis longtemps sur Blanche Neige et les sept nains ! Interpol non plus n’a rien trouvé et n’a jamais pu obtenir de déposition de sa mère. Elle était trop faible et elle est morte quelques semaines après. Alors ? Une rencontre d’un soir qui a mal tourné ? Un banal accident ? Mais que fichait-elle dans les dunes en robe du soir ?

 

De toute façon, en l’absence de preuves concordantes et de témoignages constructifs, on m’a sommé de clore le dossier. Un cas de plus aux affaires classées sans suites. J’ai toujours eu horreur de ça, Suzanne, cette façon d’envoyer une vie aux oubliettes en n’étant pas certain de ne rien avoir manqué… On n’aura sans doute jamais le fin mot de l’histoire.

 


              Je reviendrai la semaine prochaine avec des roses pourpres, celles que tu aimes. La fleuriste a promis de m’en garder. Ne te tracasse pas pour moi, les enfants passent me voir souvent, et il y a toujours une place pour moi à la table d’un collègue pour les jours de cafard. Essaie de te réveiller, mon amour. Je t’attends."


 Ce texte-ci et l'autre, qui s'appelle en réalité "une proche" dans son contexte, font partie de mes différentes interventions dans le recueil de sept nouvelles policières que nous avions concoctées en Atelier d'écriture en 2009-2010, et que mes complices m'ont demandé de mettre en forme pour l'édition, ce qui m'a occupée quelques temps (cette excuse est valable, non ?). Petit à petit, nous remplirons l'unique étagère de notre bibliothèque commune : ce sera le troisième ! Agatha Christie, Balzac, Verlaine, tenez-vous bien !...

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Par GALET - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie - Publié dans : L'atelier
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 21:44

      La semaine dernière, c'était à mon tour de donner des consignes d'écriture à l'atelier. J'ai choisi de faire composer un poème, en imposant le dernier mot de chaque ver. Ces mots sont en fait ceux de Marie, trouvés "En passant" par la page 32 de son recueil "Images, imagination".

 

      C'est avec son accord que je montre ici ma participation :


Quand

 

Quand je serai grand, j’aurai un bateau,

 

Blanc aux voiles bleues, fin comme un oiseau.

 

Il aura une cargaison de rêves

 

Et ne s’échouera sur aucune grève.

 

Il filera droit vers la lumière

 

En se riant des humeurs de la mer.

 

Aucun pirate ne m’interdira ses eaux,

 

Dans mon uniforme je serai le plus beau.

 

Et si, parfois, la peur me donne le frisson,

 

Des baisers de Maman j’emporterai la moisson.

 

Loin, très loin dans un pays doré

 

J’aurai un beau château cerné par les marées.

 

Le soleil brillera sans arrêt dans mon ciel,

 

Jamais je ne verrai partir les hirondelles.

 

Dans mon petit lit, je rêve d’infini,

 

Bien au chaud dans le creux de la nuit.

Galet

 

Par GALET - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie - Publié dans : L'atelier
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Chasse gardée !

Mes mots sont bagués : s'ils s'envolent, ils souhaitent  toujours revenir chez moi et détestent être retenus ailleurs ou se laisser surprendre par quelque prédateur.
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